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Une « truite loupée »,
qu’est-ce que c’est ? Ce
n’est pas celle qui a eu
gain de cause après plus de
dix minutes de combat, mais
celle qui s’est décrochée
dans les premières secondes
et nous a laissé un souvenir
amer ! Dans ce cas-là, il ne
faut jamais baisser les bras
mais tenter à nouveau sa
chance !
Il existe une réelle
possibilité pour que la
truite manquée attaque à
nouveau. Si on n’y pense
pas et l’on change
immédiatement de poste,
c’est définitivement
perdu ! Si l’on ressaie
sans rien modifier, les
chances qu’elle attaque
encore une fois sont
vraiment minimes. Mais
si par contre on varie
les appâts ou les
leurres selon la
technique pratiquée,
ainsi que la
présentation, on remonte
considérablement les
probabilités de capture.
De plus, au second
passage on a l’avantage
par rapport à la
première fois, car on
sait que la truite est
mordeuse et surtout où
elle se trouve ! Il est
vrai que la première
attaque est soudaine et
peut surprendre.
D’ailleurs c’est souvent
la principale raison de
l’échec : on aura ferré
trop tard, trop tôt ou
pas du tout !
La rapidité de réaction
est primordiale car la
truite peut se déplacer,
rejoindre son poste de
repos... Il convient
donc de relancer le plus
vite possible ! La
deuxième règle est de
demeurer discret ! Il
faut éviter tout geste
intempestif, réaliser
des mouvements lents,
car cette truite loupée
est sûrement sur ses
gardes, à l’affût du
moindre indice qui
trahirait notre
présence. Mais le plus
important est d’avoir
prévu tout ce qui est
nécessaire pour varier
la proposition : la
gamme d’esches et
d’appâts la plus grande
possible, des montures
de conception et de
poids différents, des
leurres divers et variés
ainsi qu’un très large
assortiment de mouches.
C’est donc une
préparation méticuleuse
avant chaque sortie qui
permet de réagir
sereinement !
Pêche au toc
Dans cette pêche, la principale cause d’échec est la mauvaise dérive de la ligne. L’art du toc consiste à faire passer l’appât à la bonne profondeur, le plus souvent au ras du fond, mais aussi à la bonne vitesse. Il convient de trouver la veine d’eau qui amène naturellement la nourriture à la truite. C’est du poids de la plombée ainsi que de sa position sur la ligne que dépend pour beaucoup son comportent.
Après une attaque, la première chose à faire est de changer d’appât, par exemple un ver pour une teigne et vice versa. Mais il est également possible de modifier le poids de la ligne en la surplombant, en rajoutant un plomb ou deux, ou en la sousplombant, à l’opposé en enlevant quelques plombs. Une autre solution consiste à déplacer les plombs, c’est-à-dire à les rapprocher ou les éloigner de l’hameçon. Ils peuvent évoluer de 5 ou 6 cm au dessus de celui-ci jusqu’à plus de 30 centimètres. Dans tous les cas, l’objectif est que lors du nouveau passage, un appât différent donne l’impression à la truite qu’il s’agit d’une nouvelle proie dont elle n’a aucune raison de se méfier !
Pêche au vairon
En pêchant au vairon manié, il n’est pas rare de ressentir l’attaque comme un vrai coup de fusil ! Elle est parfois tellement courte et violente que même un ferrage éclair aboutit souvent à l’échec. La truite a sûrement senti l’inertie du montage et a recraché aussitôt cette proie suspecte!
Pour remédier à ce problème, il convient de modifier la plombée. Il est possible d’employer la même monture mais plus légère, mais aussi d’en changer tout simplement, par exemple remplacer une à bavette par une à disque ou vice versa. En règle générale, il est préférable également de corriger l’animation pour la rendre encore plus crédible. Rappelons que plus le courant est fort, plus les mouvements du vairon sont lents et à l’opposé, dans les zones de calme, ses déplacements sont nettement plus rapides.
Une autre solution pour déclencher une nouvelle attaque est d’aborder le même poste mais après avoir traversé la rivière ou si cela est impossible après s’être déplacé en aval ou en amont de deux ou trois pas. Dans les deux cas, le plus important est de réagir très vite et surtout de modifier la dérive du vairon.
Pêche aux leurres
Il est malheureusement fréquent que la truite suive le leurre et semble le pousser sans pour autant l’engamer franchement ou qu’après un furtif coup de gueule, elle se décroche et s’en désintéresse. Dans la majorité des cas, c’est parce que le leurre utilisé à manqué de crédibilité. Malgré tout, si la truite s’est déplacée c’est bien la preuve que la taille est bonne. Peut-être que la couleur n’était pas adaptée ?
Dans cette situation, il existe plusieurs possibilités. Tout d’abord de remplacer, dans la même gamme de tailles, la cuiller par un poisson nageur et vice versa. Mais aussi si l’on souhaite continuer à pêcher à la cuiller, de changer de forme de palette, plus ou moins allongée, plus ou moins ronde... Il est également envisageable d’attaquer le même poste par l’amont, c’est-à-dire faire descendre le courant au leurre si précédemment l’attaque s’est produite en remontant. Si l’attaque est intervenue sur un poisson nageur flottant, un modèle différent, coulant, suspending ou un petit articulé, peut s’avérer tout aussi prenant !
Pêche à la mouche
Ici plus qu’ailleurs, les causes des ratés sont multiples : mauvaise présentation, dragage, ferrage trop puissant, prématuré, tardif... sans parler des casses ! Car dans cette pêche la taille de la pointe de Nylon ne dépend pas de celle du poisson convoité, mais de la mouche utilisée. Plus elle est petite, plus le bas de ligne est fin ! Mais la casse peut également intervenir au ferrage à cause de la mauvaise estimation de la taille du poisson. Un gobage spectaculaire cache souvent une petite truite, tandis que derrière un gobage insignifiant se cache une très belle.
Plutôt que de chercher à tromper une deuxième fois la même truite avec une mouche identique, il est préférable d’en changer radicalement aussi bien dans la taille, par exemple un moucheron à la place d’une grosse araignée, ou dans la couleur, une claire à la place d’une très foncée. Quant au type de mouche, un sedge peut remplacer une émergente et vice versa. Dans tous les cas, il faut également varier le type de lancer afin de proposer à la truite la mouche sous un angle différent.