Maîtres dans l’art de la
pêche au toc, les italiens
ne cessent d’innover en la
matière et tout
particulièrement dans le
domaine des montages…
Il
suffit d’assister à une
compétition de pêche de
la truite aux appâts
vivants pour se rendre
compte à quel point les
Italiens maîtrisent la
pêche au toc. En plus
d’une connaissance
redoutable de la truite
et son milieu, d’une
approche des plus
discrètes, la plus
grande attention est
apportée aux montages,
deux d’entre eux se sont
faits remarquer en
dehors des frontières
italiennes. Il s’agit du
montage avec un
chapelet de plombs
et de celui appelé «
en spirale ».
Le premier montage fait
appel à un nombre
important de petits
plombs mous n°0 (0,5 g),
que l’on répartit sur la
ligne à une distance de
3 à 4 cm l’un de
l’autre. Le nombre
exacte de plombs
nécessaires à la
réalisation de ce
montage et la longueur
de ligne sur laquelle
ils sont étalés dépend
du type de poste et des
conditions de la force
des eaux.
Pour le second montage
est utilisé du fil de
plomb qui est tout
simplement enroulé
autour d’un support
(morceau de bois) avant
d’être enfilé sur le
fil. Le poids de ce lest
(le diamètre du fil de
plomb et le nombre de
spires) est déterminé en
fonction de la force du
courant et de la
profondeur de pêche.
A première vue, on
pourrait conclure que
les italiens pêchent
lourd, vu le nombre de
plombs montés sur la
ligne. Cependant, ces
montages sont aussi fins
que les nôtres, ils sont
tout simplement
parfaitement adaptés
à la spécificité des
cours d’eaux dans
lesquels ils pratiquent.
En effet, il s’agit de
très grandes rivières
au courant assez soutenu.
Les postes nombreux et
variés sont malgré tout
très vastes et
difficiles à localiser.
Pour réussir, il faut
peigner toute la largeur
de la rivière et c’est
justement ce que
permettent les montages
italiens.
Grâce au chapelet de
plombs répartis parfois
sur 2 m de ligne, il
devient possible de
peigner toute la rivière
tout en évitant les
accrochages dans des
obstacles. Le lancer
à grande distance est
également grandement
facilité du fait du
poids du montage. Dans
les eaux fortes ce qui
est souvent le cas en
début de saison, le
montage en spirale rend
possible de faire rouler
l’appât sur le fond.
L’action de pêche est
identique qu’il s’agisse
du montage avec un
chapelet de plombs ou de
celui en spirale. Il
convient de lancer 3/4
amont, d’accompagner la
descente du montage sur
le fond bannière
mollement tendue, puis
de contrôler la dérive
canne haute.