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Cette pêche peut paraître monotone car elle est composée d’un ensemble de gestes que le pêcheur doit répéter inlassablement. Mais la patience et la persévérance sont toujours récompensées par de nombreuses prises !
Le corégone vit dans les lacs de moyenne altitude, profonds de plusieurs dizaines de mètres. Il est présent uniquement dans certains lacs français, comme c’est le cas des lacs jurassiens, Saint Point, Remoray ou Vouglans. En ces lieux, il peut se pêcher quasiment toute l’année, de janvier à novembre, mais la meilleure période se situe en avril et mai. A cette époque, il convient de le pêcher à fond, dans une profondeur de 20 à 25 mètres.
Avec l’arrivée des chaleurs estivales, le corégone se déplace volontiers et remonte progressivement. Il faut alors le rechercher entre deux eaux, parfois à seulement quelques mètres sous la barque. A l’automne, il a tendance à redescendre à nouveau proche du fond. La principale difficulté pour le pêcheur est de localiser le poisson au fil des saisons.
Le matériel
Le corégone se pêche en barque, à l’aide d’une petite canne appelée canin, longue de 0,80 à 1,2 m, réalisée en carbone ou en fibres phénoliques, et équipée d’un scion extrêmement sensible afin de mieux repérer les touches. Il existe des modèles dotés de bagues porte-moulinet, dans ce cas, le moulinet très léger est un simple récupérateur de fil. D’autres modèles s’utilisent sans moulinet, leur talon étant évidé pour pouvoir y passer une rallonge.
Selon la réglementation spécifique à chaque lac, le plombier long de 4 à 6 mètres peut comporter de 5 à 10 potences. La poids du plomb varie entre 7 et 10 g, en fonction de la puissance du scion. Il est conseillé d’utiliser un fil fluorescent afin de mieux suivre le déplacement du nylon indiquant la touche.
Une épuisette est indispensable, de préférence métallique car elle facilite le décrochage des hameçons qui s’accrochent souvent dans les mailles.
Les imitations
En guise d’appâts, vous pouvez utiliser soit des larves, soit des nymphes. Il s’agit généralement des imitations de chironomidés de petite taille, de couleur rouge, verte, argentée. Les larves sont généralement montées sur des hameçons n° 14, avec un matériau en plastique, de type Lure Fil, Bodyglass, Vynil Rib ou Gum Corps. Les nymphes sont réalisées à l’aide de la soie de montage. Elles possèdent parfois un petit cerclage en tinsel et sont montées sur des hameçons n° 14, dorés, bronzés ou noirs.
Parfois, les hameçons sont garnis d’un simple petit morceau de caoutchouc localement nommé scoubidou, tétine ou biberon.
L’action de pêche
L’action de pêche consiste à descendre le plombier verticalement sur le fond et de le dandiner lentement, par des mouvements du bras, sur une cinquantaine de centimètres. Il convient ensuite de le remonter d’un mètre environ, de dandiner à nouveau et ainsi de suite jusqu’à trouver la hauteur à laquelle évoluent les corégones.
La touche, souvent discrète, doit être suivie d’un ferrage immédiat et ample. Pour remonter le poisson, vous devez utiliser une rallonge dont la longueur doit correspondre à celle de la ligne. Tout en maintenant le contact avec le poisson, remontez-le en dépliant la rallonge.
Ne prolongez pas le combat car les décrochages sont fréquents. Les corégones vivant en bancs, une fois le poisson épuisé, descendez la ligne très vite à la même profondeur.
Le plus important dans cette technique est de demeurer concentré du début jusqu’à la fin de la partie de pêche, de fixer attentivement l’extrémité du scion du canin, le bras un petit peu en extension et la main très sensible. Car une minute ou une seconde d’inattention et c’est la catastrophe : le poisson se décroche ou ne peut pas être ferré.